11 décembre 2012

La Contribution Passive du personnel

Bonjour à tous, 

Après le Cloud, l’Entreprise Numérique, le Big Data, la Mobilité, le BYOD, la parallélisation massive, les Dev/Ops, la Dette Technique, je vous propose un nouveau thème de réflexion original et prometteur, et très sérieux. 

Nos entreprises cherchent en permanence des pistes de productivité. En voici une toute simple : qui n’a jamais assisté à une réunion où nombreux sont les participants et nombreux sont les inactifs (ni contributeurs, ni même informés), personnes devant se trouver là pour des raisons « sociales » ou simplement pour y être ?

Si nous pensons que le budget RH d’une entreprise représente 80% du cout du budget total, s’il était possible de récupérer la force de travail de tous ces Contributeurs Passifs, quel gisement de productivité en perspective ! 

Et voilà notre nouveau thème : la Contribution Passive du personnel. 
J'aime bien cette formule "Contribution Passive". (Merci Aline pour l'idée)
Nous pourrions d’abord évaluer la part du temps de travail passé en représentation pure. Et ensuite extrapoler à l’ensemble du personnel. Le ROI d’une telle démarche saute aux yeux de tous. 

Ah ! Si seulement un cabinet de conseil écouté de nos directions était susceptible de reprendre cette idée à son compte pour la faire murir. 
On peut y voir un gisement de productivité mais aussi une source de réduction des Risques Psycho Sociaux ! 

Vous me direz qu’avec les outils de mobilité il est déjà possible d’être physiquement présent tout en étant moralement absent. 
Je pense qu’il faudrait inventer des outils pour être moralement là et physiquement ailleurs. 

Quelle belle idée, vous ne trouvez pas ? 
Christophe

Citation : « Réunion stratégique : c’est comme du travail mais sans le sentiment d’avoir accompli quelque chose » Dibert

23 mai 2012

Les forums d’Architecture d’Entreprise

Bonjour,
Il y a six mois, un ami qui me veut du bien m’as dit que j’étais un total has been super grave parce que je n’étais pas encore inscrit sur les forums d’Architecture d’Entreprise de LinkedIn.

Alors j’ai été y faire un tour et j’ai fait la totale : je me suis inscrit absolument partout. Je les ai tous compté, il y a notamment :
Le forum Architecture d’Entreprise France.
Le forum Architecture d’Entreprise Europe.
Le forum Architecture d’Entreprise tout court (Monde ?).

Je vais bientôt créer le forum Architecture d’Entreprise Univers, histoire de savoir si cette discipline est également pratiquée chez les extra-terrestres, et s’ils peuvent nous donner des conseils (dans le seul but de les ignorer ou les dénigrer).

Le premier ‘Topic’ que j’y ai vu fut pour le moins stupéfiant. Il ressemblait à ceci.
TOPIC: Six Reasons Why EA Should NOT be Assigned to the IT Department

Philip Cxxx • This is a brilliant insight, and begs the greater question, "How to expand what IS considered an IT function outside the traditional mindset and foster collaboration across business units?"

Pallab Sxxx • I appreciate the excellent comments that this post has generated. I am in the process of writing a research note of this topic. To say the least, the feedback received has been wonderful and I will be taking them into consideration.

David Fxxx • @Pallab, I enjoyed reading your points. I have made a career of assisting organizations mature and realize the benefits of the "coherent enterprise". (…)

Adam Jxxx • Great points Pallab and I truly believe a rethinking of where the EA discipline resides will go along way in reducing EA failures. I have a blog on this topic posted a few months ago (…)

Pravin MG • Pallab, The six points you make are very relevant and also reflect some of the factors for success. (…)
Donc une très intéressante séance d’auto congratulation collective. Bravo, les gars ! Et merci ! Et surtout merci d’être là. C’étaient les César de l’Architecture d’Entreprise. Great point !
Ca faisait penser à l’association de l’aveugle et du paralytique : seul on n’est rien, mais ensemble, on n’est pas davantage, mais, au moins, on est moins seul. La quantité supplée à la qualité.
À moins que ce ne soit une forme de méthode Coué pour convaincre ou de se rassurer en pensant, après tout, s’il existe quelqu’un autre d’accord avec soi, on n’a peut être pas tort.

Les choses ont commencé ensuite à se compliquer lorsque quelques internautes, étaient-ils bien intentionnées, ont lancé des ‘Topics’ sur les fameuses « Questions sans réponses dans lesquelles les Architectes d’Entreprise se noient dans les limbes ».

« What is the best EA method ? » : » accompagné d’un vote donnant le choix entre “Zachman / TOGAF / FEAF / Gartner / Other”

Plus de 800 contributions à ce jour. Ma boite aux lettres polluée par les ‘reply’ des architectes d’entreprises qui s’entredéchirent. C’est ma méthode la meilleure. Non, c’est la mienne. Pas du tout, c’est la mienne. Et puis TOGAF c’est pas une ‘Method’ c’est un ‘Framework’. No ! Si !


Et bien moi, en vérité, je vous le dis : la meilleure méthode d’EA, c’est la mienne !


« What is the best EA tool ? » accompagné d’un vote donnant le choix entre “MEGA / IBM / Alfabet / Troux / Other”

Seulement une soixantaine de contributions à ce jour.
Pareil. Tout pareil. C’est mon outil le meilleur. Non, le mien… Tenez, j’en ai inventé un nouveau. Moi aussi…


« What is the most important task in EA ? » accompagné d’un vote donnant le choix entre “Process (Methodology) / Ontology (Taxonomy, meta-model) / Governance model / Other”
Plus de 270 contributions à ce jour.
Sur celui-là, ce fut un festival de délire conceptuel sur le mot Ontology. Alors pour moi, Ontology ce n’est pas pareil que Metamodel. Si, pour moi c’est pareil… Et qui dit Ontology dit forcément Methodology… Pas pour moi. Et si vous n’avez pas d’Ontology comment pouvez-vous faire de l’Architecture d’Entreprise ?
Well…

Je me demande si je ne devrais pas plutôt mettre en place le Framework de la Gouvernance de la Méthodologie Ontologique (à moins que ce ne soit l’Ontologie avec un Framework Méthodologique Gouverné par le Métamodèle…)
La lecture de quelques philosophes de renom nous informe qu’il ne faut pas confondre Ontologie, Ontique, et Odontologie (mêle si l’Ontologie est susceptible de générer un mal de dent prononcé).
En tout cas, tout ceci prouve de façon irréfutable que l’Architecture d’Entreprise a été conçu par le secteur pharmaceutique pour augmenter la consommation mondiale d’Alka-Seltzer.


Et ce n’est pas fini, un Topic récent affirme que maintenant, l’EA va nous aider à devenir Agile. Agile je ne sais pas, mais Surmené, probablement. Et puis il y a maintenant la Business Capability.
L’Ontologie avec un Framework Méthodologique Gouverné par la Business Capability sur le Métamodèle d’Agilité… anaha.

Avec une bonne granularité des concepts, bien entendu.

À bientôt. Christophe

14 mai 2012

L'EA en musique

Bonjour,

Dans la vie, j’ai tout essayé. J’ai essayé plein d’échanges d’idées ou de substances diverses, consommées ou produites par mon propre corps.


Tenez, la musique, pour prendre ce seul exemple.


Dans les années 70, j’ai écouté et réécouté Led Zeppelin. Je suis resté médusé devant le film ‘Live at Pompeï’ des Pink Floyds. J’ai dévoré la musique électronique novatrice de l’époque, Tangerine Dream, Klaus Schulze, Manuel Gottsching, Mike Oldfield. Plus tard dans les années 80, je me suis défoncé sur la déferlante New Wave, Cocteau Twins, Anne Clark, Joy Division, New Order, the Art Of Noise, Front 242. J’ai découvert l’ambiant, Brian Eno, Steve Roach. Jusqu’à la techno dans les années 2000, 808 State, Carl Cox, Derrick May et pleins d’autres. Quelle claque ! The Orb, Boards of Canada, Aphex Twin, Autechre, Funkstörung, Plaid, Orbital, Air, Massive Attack, Morcheeba…


J’ai entendu à chaque fois des musiques qui n’existaient pas avant. Oui, qui n’existait pas avant !


Ca a changé à chaque fois mon univers musical. Je pourrais faire la liste de tout ce que j’ai entendu et qui m’a bouleversé.

Maintenant, on est en 2012.Tout est fini.


Plus personne de fabrique de musique qui n’existait pas avant.

On préfère les reprises de ‘Smells Like Teen Spirit’ en Bossa Nova. C’était désespérant.
Alors...


J’ai acheté une connexion un ternette triple plait (à moi aussi, elle me plaît bien).

J’ai créé une boite aux lettres sur hotte mèle.

J’ai ouvert un blog.

Je me suis inscrit sur fesse-bouc. J’ai des « amis » qui me veulent du bien.

J’ai mis mes raccourcis sur plaxo.

J’ai un compte touitteur.

Je regarde des vidéos sur you-tyoube et sur dêli-mochione.

J’ai mis mes documents sur gougeul-doc.

J’ai créé mon réseau professionnel sur linkeud-inn et sur viadéo (et des bas, aussi…).

J’ai acheté un aille-faune. J’envoie des photos à mes amis sur fesse-bouc.

Je cherche mon chemin sur gougeul-mapse.


Et, pourtant…

…qu’est-ce que je m’emmerde !


Christophe

15 février 2012

Un architecte

Petit proverbe : Un architecte est un concepteur qui a réussi, ou un directeur de projet qui a mal tourné.

22 septembre 2011

Le programme du parti DSIste

Bonjour,


Je ne sais pas si vous savez ce que c’est qu’une « théorie ». En fait c’est très simple. Une théorie c’est une information qui sert de paire de lunettes. Sans les lunettes, vous ne voyez rien et dès que vous les chaussez, le monde entier s’éclaire tout à coup, comme par magie.
Prenons un exemple. Regardez ces formes bien attentivement Que voyez-vous?
Pas grand-chose (sauf si vous connaissez déjà le truc)
En fait, il ne faut pas regarder les formes mais regarder les lettres formées par les espaces entre les formes. Que voyez-vous ? Eh oui, le nom d’un personnage célèbre.
Avant l’énoncé de la théorie, on ne voit rien ; après son énoncé, il n’est plus possible de ne plus voir. Il n’y a plus de retour arrière possible.


Voici un autre exemple de théorie relative à la politique française. Si, si ! La politique française, c’est un très bon exemple. En particulier depuis le dernier programme du Parti Socialiste pour les présidentielles 2012. Désolé je ne sais pas si c’est le dernier en date, alors nous allons partir de celui-ci.

Voici la liste des 18 propositions.
En résumé :

1.       Création de 300.000 nouveaux emplois jeunes sur 2 ans
2.       Création d’une allocation d’autonomie
3.       Réforme fiscale - Fusion IR / CSG - nouvelle tranche ajoutée afin de mettre les plus hauts revenus à contribution
4.       Baisse de la taxation des bénéfices réinvestis
5.       Sortie du « tout-nucléaire »
6.       TVA « écomodulable » - nouveau barème - à recettes constantes, sans augmenter globalement
7.       Plafonnement des salaires des dirigeants
8.       Égalité salariale hommes-femmes - allégements de cotisations sociales et les aides de l’État réservés aux entreprises qui ont signé des objectifs d’égalité salariale entre hommes et femmes
9.       Présence de salariés dans les conseils d’administration
10.   Nouvel indice des prix créé, pouvant servir à indexer les loyers, le smic, les prestations sociales
11.   Médecins en zone rurale - Leurs études sont payées par la collectivité
12.   Renforcement de la justice - "pacte de tranquillité et de sécurité publique" - moyens supplémentaires (500 emplois de magistrats et greffiers)
13.   Sanctions rapides et proportionnées
14.   10.000 recrutements pour la sécurité
15.   Réallocation des moyens à l’école primaire et au premier cycle de l’enseignement supérieur, où l’échec est fréquent
16.   Regrouper les fonds de soutien à l’export en un organisme unique
17.   Emprunt européen finançant des infrastructures et l’innovation
18.   Augmentation des droits de douane européens pour les produits dont la fabrication ne respecte pas les règles sociales et environnementales de l’Union

Bien.
Bien, bien, bien.
Maintenant que voyez-vous ?
Rien ?
Alors il vous faut une théorie : demandez-vous pour chaque ligne combien elle coûte à l’État français.
Voici donc un classement des 18 propositions :

-          Celles qui coûtent : 1 – 2 – 4 – 5 – 7 (cela coûtera les moyens de contrôles) – 8 – 10 – 11 – 12 – 13 (coût de réforme) – 14 – 16 (coût de réforme)
-          Celles qui ne coûtent pas ni ne rapportent : 6 (encore que, passé un certain temps il y ait logiquement une baisse des recettes) 9 – 15 – 17
-          Celles qui rapportent : 3 – 18

Donc une écrasante majorité de propositions qui coûte. C’est très déséquilibré. Celles qui rapportent sont loin de compenser celles qui coûtent.
C’est la théorie socialiste. Le socialisme, on peut être pour ou contre, chacun décide pour lui même, mais la seule certitude à ce stade est que ca coûte. Il faut le savoir. C’est comme ca ! Ceci dit, les programmes de droite font-ils mieux ? Il faudrait faire le calcul.


À l’inverse, le raisonnement d’un chef d’entreprise est très différent : il s’agit d’une logique d’investissement. Je paie au début d’une opération industrielle pour mettre en place des moyens de productions, qui vont fabriquer des produits et des services, qui seront vendus et avec lesquels je vais faire des bénéfices qui compenseront et on l’espère dépasseront alors les sommes initialement engagées. Il s’agit d’une logique de Retour Sur Investissement (ROI) Si l’on est suffisamment sur des bénéfices futurs, il est même possible de trouver des banques qui vous prêtent les moyens initiaux, une partie des bénéfices servent alors au remboursement. Donc, dans la logique entrepreneuriale, ca coûte au début puis ca rapporte.


Et c’est amusant, mais quand on applique ces mêmes logiques pour interpréter nos schémas directeurs. Les résultats sont surprenants.
Tenez, j’ai pris un vieux schéma directeur d’il y a 5 ans, issu d’une entreprise qui a été fusionné depuis. Il y a donc maintenant prescription.
On y trouvait les propositions suivantes :

1.       Outiller la prise de rendez-vous
2.       Mettre en œuvre un outil de segmentation clients
3.       Mettre en œuvre la déconcentration des prestations
4.       Définir et installer les outils de pilotage
5.       Identifier les bonnes pratiques du terrain pour industrialiser les outils au niveau national
6.       Mettre en œuvre un Portail
7.       Outil évolutif d’aide à la prescription (sous entendu : « des prestations de service »)
8.       Mettre en œuvre un outil de gestion du portefeuille (sous entendu : « de clients »)


Reprenons notre comptage avec les lunettes socialistes, parmi les propositions, voici
-          Celles qui coûtent : 1 – 2 – 4 – 6 – 8
-          Celles qui ne coûtent pas ni ne rapportent : aucune
-          Celles qui rapportent : 7 (et encore ! aucune estimation effectuée)
-          Ne sait pas : 3 (comment ? non précisé) – 5 (vœux pieux)


Il devient maintenant difficile de ne pas voir la caractéristique principale d’un schéma directeur informatique : il coûte.
Le plan d’entreprise est « entrepreneurial » alors que le schéma directeur informatique est « socialiste ».
Ah, ce serait tellement mieux si, au lieu d’écrire « Outiller la prise de rendez-vous » on écrive « Gagner X équivalents temps plein par an par la mise en place d’un outil de prise de rendez-vous », si les DSI raisonnaient de façon « entrepreneuriale ».
Il y aurait un total changement de perspective. Car le projet d'installer un outil, fût-il excellent, devient à ce stade un simple objectif secondaire, un moyen permettant d'atteindre un objectif plus vaste qui, lui, fait sens pour l'entreprise.

à bientôt
Christophe

26 août 2011

Le contenu de la gestion de contenu


Bonjour,

Jusqu'à présent, je ne m'étais jamais vraiment intéressé à la gestion de contenu.
Et c’est un tort car ce domaine est particulièrement intéressant, surtout pour développer sa mauvaise foi.
Essayons d’en décrypter les codes, avec un maximum de parti pris, bien entendu, ne serait-ce que par le titre "Gestion de contenu" qui m'a toujours intrigué.

Déjà "gestion". Gestion, ca ne veut pas dire grand-chose. Quand on n'a pas de verbe d'action correct on met "gérer" à la place, ca marche toujours. Gérer le personnel, gérer les stock-options, gérer le planning, gérer la paye, gérer la carrière, gérer le portefeuille, gérer le projet.
Ça gère. Ça manage, quoi !

En plus, ici, on gère le... "contenu"!
"Contenu" quand on y réfléchit, ne veut pas dire grand-chose non plus. C'est comme "information" ou "donnée". Il s'agit d'un nommage négatif. On ne nomme pas la chose elle-même mais le fait qu’elle soit contenue, dans un conteneur qui la contient, et qui ne contient pas plus que le contenu qu'il peut contenir !

Wikipedia est un peu plus précis : pour lui, le "contenu" est l'ensemble des documents non structurés, par opposition aux bases de données, qui, elles, sont structurées. Soit.
Alors tout y passe, des documents office mais aussi également de la vidéo, des pages html, des blogs, des wiki, des flux RSS, ... Bref, le "contenu" c’est … potentiellement tout, plus tout ce qui n’existe pas encore.

Donc résumons-nous : un système de "gestion de contenu" est donc un système:
1 - dont on ne sait pas vraiment ce qu'il fait (il "gère")
2 - mais qui le fait sur potentiellement tout ce qui lui tombe dans les mains ('le contenu")
Arrêtons-nous un instant pour saisir la portée universelle de ces dernières phrases.

Les possibilités de marketing sont infinies
Chers DSI, pour votre Système d’Information, plutôt que de laisser les documents de vos utilisateurs sur un vulgaire serveur de fichier, mettez-les sur un Système de Gestion de Contenu, le système qui gère le contenu de tous ce qu'il peut contenir.

Alors, à quoi ca sert ? Et qu’est ce que ca apporte ?
Tout d’abord, à rassembler les cochonneries en un endroit unique. Au théâtre, on parle d’unité de lieu. Donc une fonction centralisatrice.

Ensuite c’est pratique pour ranger. Cela donne le sentiment que c’est bien rangé. Papa me le disait souvent « fiston, tu dois bien ranger tes affaires » « un bon ouvrier a ses outils biens rangés ». Donc une fonction moralisatrice puis  esthétique.

Oui ? C’est tout ?

J’étais en train de penser à tout cela quand je me suis souvenu de la présentation stratégique de la semaine dernière. Le DG résumait la situation : La boite perd ses clients, les produits se vendent moins bien, on va essayer d’en créer des nouveaux, plus attractifs, et puis on doit absorber la nouvelle acquisition…
Et moi, DSI, je leur propose un système pour quoi ? Pour mieux ranger les fichiers ?
Franchement, je ne comprends pas pourquoi ils m’ont viré du CODIR, moi qui leur proposais justement d’aligner le SI sur notre stratégie.
Avec ma gestion de contenu j'avais l'air d'un con, ma mère,
Avec ma gestion de contenu j'avais l'air d'un con !

À très bientôt
Christophe
Un peu de partialité ne nuit pas à la compréhension du monde qui nous entoure.

28 juillet 2011

Des spaghettis aux lasagnes

Bonjour,

Il y a eu un temps où ‘on’ nous décrivait souvent le système d’information comme un ‘plat de spaghetti’. Et que c’est mal, mon cher monsieur. C’est mal d’avoir un SI qui ressemble à un plat de spaghetti. Pire, plat de spaghetti au gruyère, avec encore plus de fils qu’on tire et plus on tire plus ils s’allongent. Beurk.


Il y a eu une nouveauté assez récente sur cette question épineuse. Maintenant ‘on’ se croit bon d’ajouter que le bon système d’information est celui qui ressemble à des lasagnes. Mmmmh, c’est bon les lasagnes.

Des spaghettis, nous sommes dont passés à l’ère des lasagnes.


Enfin, j’étais en train de penser à tout ca quand le directeur général assis en face de moi me demandait justement comment on saura si son SI est 'urbanisé' ou non. J’ai failli lui répondre « Cher Monsieur, nous verrons s'il ressemble à des lasagnes » Heureusement, je n’en ai rien fait. Je ne sais pas s’il m’aurait pris pour un simple idiot, pour un sympathique demeuré, ou pour un imbécile patenté.

A bien y réfléchir, si on poursuit cette métaphore alimentaire italienne je ne suis même pas sur que le bon système d’information doive vraiment ressembler à des lasagnes.

Moi, j’aime bien les pâtes en forme de nid. Les petits nids douillets et indépendants, où on est chez soi, où on peut faire ce qu’on veut sans être embêté par un méchant maître d’œuvre qui exige le respect des normes et de la méthodologie de conduite de projet.




Moi, j’aime bien aussi les pâtes multicolores, de plusieurs sortes différentes avec des parfums différents, pour obtenir des résultats différents.
Il y a aussi des pâtes vertes. C’est ce qu’on appelle le « green IT ».


Moi, j’aime bien aussi les pâtes al dente, légèrement croquantes, le délai d’obtention est moins grand que pour les pâtes trop cuites et en plus elles sont tellement meilleures. Seulement, allez savoir pourquoi, le maître d’œuvre retarde souvent la livraison… mais alors, les pâtes sont trop cuites.
On peut les faire soi même avec une machine à pâtes en 'développement spécifique' mais on peut aussi les acheter 'sur étagère', plus exactement sur l’étagère du supermarché. Les spécialistes savent bien que les raviolis fait maison ont incontestablement une autre saveur. Mais quand on a faim, on sort tout de suite un paquet de tortellinis du placard.



Je ne sais pas si vous avez remarqué mais les pâtes faites maison, on en fabrique souvent beaucoup d’un seul coup, on en a donc une bonne réserve qui dure donc assez longtemps, alors qu’un paquet de pâtes toutes faite se consomme très vite. C’est comme les progiciels, tous les quatre ans, il faut racheter le même.

Finalement, la métaphore culinaire est encore largement inexploitée. Elle a peut être encore de l’avenir pour l’urbanisme, …

Pâtistiquement vôtre
Christophe

28 avril 2011

Les schémas directeurs agiles

Bonjour,

On voit apparaître sur le marché des démarches « agiles » appliquée à autre chose que le logiciel. Exemple: schéma directeur « agile », urbanisme « agile », architecture d’entreprise « agile ».
Sous entendu, je n’ai pas de budget, alors faites moi quelque chose en un mois. Un mois ?
Mazette ! Moi qui ai du mal à faire ca en moins d'un semestre !

J’ai décidé de relever le défi. En un mois ? Non, en une semaine tout au plus ! Mesdames et messieurs ! En une semaine seulement je vous produis votre schéma directeur informatique pluriannuel !

Voilà comment on s’y prend :

Jour 1 – Modéliser les macro-processus métier (grandement facilitée car le consultant arrive avec un modèle préexistant sur étagère) car il y a toujours
– Le commerce (avant vente, vente), la conception des produits, la production, la livraison, l’après vente
– Le support : RH, Informatique, Finances, Comptabilité, Achat
– Le pilotage, qui est toujours soit stratégique (soit quelquefois managérial dans les plus grandes sociétés) soit opérationnel
Pas besoin de préciser davantage car, de toute façon, toutes les entreprises sont identiques



Jour 2 – Modéliser le Plan d’Occupation des Sols (1/2 jour)
– C’est standard, donc on prend le Plan d’Occupation des Sols de M. Longépé et on le colle
– Référentiels communs : Personnel, Clients, Fournisseurs, Produits

Jour3
– Faire la liste des applications actuelles (phase optionnelle, si elles sont toutes destinées à être remplacées)
– Prendre l’état de l’art des technologies (aucun jour n’est facturé car le consultant arrive avec une liste toute prête)
  • Les technologies : Portail, ESB, BPM, BI, MDM, …
  • Les Progiciels : ERP, CRM, ECM…
  • Les modes d’aujourd’hui : le Cloud, le SAAS, le Green IT
Jour 4 – Disposer les technologies sur les boites selon des règles qui ne varient pas très souvent
– Un CRM sur la Zone Client
– Un BI sur la Zone Décisionnelle
– Un MDM sur la Zone Référentielle
– Un progiciel pour la Zone Opérationnelle (s’il s’agit d’une petite entreprise)
– Ou bien : Deux progiciels pour la Zone Opérationnelle (s’il s’agit d’une entreprise de taille moyenne)
– Cloud : sur les sujets où l’informatique ne marche pas bien. Un mauvais MOE qui livre en retard etc. tout va vers le Cloud. C’est pratique !

Jour 5 – faite la roadmap selon quelques règles simples expliquées dans l'image ci-après

C’est prêt : ya plus qu'à coller tout dans un livrable "pauvre point" – clac, clac, pouet, pouet, c’est fini !
Comment ? Vous reconnaissez votre entreprise ? Ca, alors !

Le sixième jour, je me suis reposé.

Nota : les plus observateurs noteront qu’il n’y a pas de vision stratégique. C’est normal, la société vit au rythme des résultats trimestriels. Dans un trimestre, elle sera peut être revendue ou achètera un concurrent, et tout sera à refaire. Toute stratégie devient équivalente à toute autre, donc inutile de la prendre en compte.

Ah ! J’ai oublié, c’est 5000 € la journée !

À bientôt - Christophe

12 avril 2011

N'ayez pas peur des digital natives

Bonjour,

Ce post est un peu long mais je crois qu’il mérite d’être lu en totalité et j’espère que vous en apprécierez la chute.

J’ai eu l’occasion récemment de réfléchir en groupe au sujet des « digital natives », autre ment appelés la « génération Y », celle qui a suivi la génération X (no future), celle qui est née avec le GSM, Internet, Facebook, etc. Le groupe semblait être d’accord globalement sur cette idée : Quels drôles de jeunes, inadaptés à la société, posant des problèmes pour les entreprises, des pas comme nous, quoi.
J’en ai justement, des jeunes Y, à côté de moi dans le RER. Ils sont … bruyants, mais sympas. Et ils ont l’air de bien s’amuser.
Avant de porter un jugement sur ces jeunes gens, il faut commencer par les connaitre un peu. Les études les plus avancées en la matière nous apprennent, en caricaturant un peu, que :
  •  Ils sont multitâches, même les garçons d’ailleurs !
  • Ils sont rapides, ils vont à l’essentiel, ils ne retiennent que les idées principales sur toute une variété de sujets que leur offre internet, ils sont donc spontanément « généralistes » - certains appellent cela du « papillonnage » - ils ne lisent pas plus d’une page
  • Ils sont donc très bien formés et armés pour s’adapter au monde
  • Ils savent se concentrer très intensément, en écoutant de la musique sous un lecteur mp3 (moi aussi d’ailleurs, je révisais mon bac en écoutant AC/DC)  – Ce n’est pas nouveau, F Dolto a écrit quelques pages très belles sur ce sujet, en avertissant les parents de ne pas s’effrayer
  • Ils sont individualistes mais simultanément travaillent spontanément en réseau, sur le mode du donnant-donnant
Jusque là, rien d’anormal.
Au contraire, c’est plutôt sympa que la jeune génération remette en question ou tout simplement ignore aussi facilement ce qui leur vient des précédents. C’est le seul intérêt de la mort. La mort est utile à l’humanité pour mettre définitivement fin aux idées stupides (songez à tout ce que l’humanité a inventé de stupide, voire de destructeur depuis qu’elle existe) Autrement dit c’est grâce à la mort que nous ne sommes plus à l’âge de pierre. La mort tue la stupidité, lentement, mais surement. Mais bon, je m’écarte.
J’aime bien ces jeunes gens. J’aimerais bien être jeune maintenant, je m’éclaterais certainement davantage intellectuellement maintenant qu’il y a trente ans. Je regrette de ne pas avoir eu Internet et Wikipedia à l’époque. J’aurais perdu moins de temps à trouver des idées que l’on obtient très facilement aujourd’hui de par les capacités de partage d’expérience venant d’internet.
Et puis,
  • ils sont aussi, paraît-il, totalement insensibles à l’autorité. Ils arrivent en retard et s’en fichent. À 18h ils rentrent chez eux pour profiter de leur vie privée
  • quand on leur ordonne de faire quelque chose, au lieu de le faire, ils osent demander « pourquoi ? » Donc ils sont, paraît il « difficiles à manager » - seulement, on n’en voit pas le côté positif. En général, nos dirigeants ne savent jamais expliquer la raison de leurs demandes – peut être s’imaginent-ils que c’est superflu ? J’en connais aussi beaucoup qui se plaignent du résultat final de leur demande, parce qu’ils ignorent que la mise en contexte permet à l’exécutant de négocier ce qu’il faut vraiment faire, et non le strict respect de la demande exprimée. Ils ont besoin de sens.
  • ils sont infidèles à leurs employeurs (ce qui n’est certainement qu’une conséquence de l’infidélité des employeurs à leurs employés)
Ils ont donc trouvés spontanément la bonne combinaison pour rebondir en cas de difficulté sociale. Généralistes, rapides, comprenant le sens de leurs actions, ils sont de fait ré-employables et transférables partout, facilement.
Finalement, je ne vois pas où est le problème. Continuez, les p’tits gars. Vous êtes la relève.
Voici tout de même quelques zones d’ombres :
-          ils n’ont pas d’orthographe ni de grammaire. Ils écrivent comme ils parlent. Quelquefois on se demande s’ils ont bien compris ce qu’ils ont écrit. Avec pour conséquence : un déficit d’image (une façon habile de dire qu’ils passent pour des neu neu) une faible capacité à [faire] partager les idées. Tout se passe comme s’ils interprétaient la grammaire comme une manifestation d’autorité. Bon, j’imagine que cela évoluera avec le temps. La langue française n’est pas des plus faciles à apprendre.
-         Certaines activités demandent tout de même du temps pour être faite. Réfléchir pour le lendemain demande de la longueur de temps. Les entreprises risquent par conséquent d’évacuer de plus en plus les préoccupations de long terme, en réalisant, par exemple, des schémas directeurs ‘à la va vite’ [typiquement ce moment on voit émerger ce genre d’activité de « schéma directeur agile » ou « d’architecture d’entreprise agile » - faites moi un schéma directeur en 10 jours ! on croit rêver]

Alors faut-il avoir peur des Digital Natives ?

Je ne sais pas. Mais, en ce qui me concerne, je vais vous dire de quoi j’ai vraiment peur.

J’ai eu le privilège de travailler un an et demi avec un petit chef d’un sous-service perdu au fond d’un organigramme d’un organisme public. Ce charmant monsieur avait un PC sur son bureau, on ne savait pas s’il marchait bien car l’objet restait éternellement fermé. Idem pour son GSM. Faut pas gâcher le forfait.
Ses emails étaient reçus par sa secrétaire qui les lui imprimait, il les lisait, les annotait puis elle tamponnait la feuille annotée avec un numéro dit « de chrono », la photocopiait en autant d’exemplaires que de destinataires, plus un mis en archive, la distribuait dans les casiers de chacun, qui devrait répondre… sur le papier en suivant le même procédé. Une année de travail consommait plusieurs mètres cubes de ramettes de papier, lesquels finissaient à la poubelle la plupart du temps car nous n’avions pas besoin d’être tous mis systématiquement en copie.

Quand le sous traitant livrait une version du logiciel, il arrivait physiquement au comité de pilotage avec un caddie de golf rempli des divers documents papier, chacun en 5 exemplaires. Le premier travail consistait à les tamponner par le numéro de chrono avant de les distribuer aux collaborateurs qui les mettaient dans des classeurs (plus un pour l’archive). L’archive était constituée de cartons entassés à la cave. Les cartons n’étaient pas numérotés, il n’était donc pas possible de retrouver un papier portant tel numéro de chrono sans déballer tous les cartons un par un, ce qui confirme l’inutilité du dit l’archivage.
Pour savoir si une remarque documentaire était bien prise en compte par le sous traitant, il fallait comparer deux versions successives dudit document page par page, en scrutant, avec le risque de rater un changement.
Et là, j’ai fait une grosse gaffe : j’ai demandé les versions électroniques. Le patron ne voulait pas, mais en négociant, il m’a quand même laissé faire. J’ai comparé électroniquement les deux versions successives avec la fonction Word qui fait ca tout seul en une minute.
Et là, j’ai fait une seconde grosse gaffe : j’ai modifié le document directement avec mes propositions de corrections, en surbrillance, et je les ai envoyés par mail directement à l’entreprise. Et qu’est-ce que je n’ai pas entendu. L’argument principal était « Vous faites le travail du sous traitant ! En cas d’audit, l’auditeur peut considérer qu’ayant réalisé le travail du maitre d’œuvre et en cas de défaillance, vous seriez tenus pour responsable. »

Quelques mois plus tard, M. le patron a ordonné à son adjoint de produire un schéma directeur. Celui-ci s’st enfermé dans son bureau et quelques jours plus tard, a fourni, seul, un schéma applicatif cible dont chacun des blocs étaient la réplique des applications qu’il y avait déjà, mais avec des « sas » qui séparaient les interfaces inter-applicatives. Il proposait donc de refaire progressivement toutes les applications mais pour faire toujours la même chose. Personne n’a rien dit. Moi non plus d’ailleurs, parce qu’était souvent seul à demander pourquoi l’en avais marre d’obtenir pour réponse des agacements ou des sarcasmes. Estimant que ce « plan » était excellent, le patron en fait l’exposé au service de MOA qui était notre client, lequel émet pour tout commentaire « vous, au moins, vous avez des imprimantes couleurs ». On a les clients qu’on mérite.
Cela m’a traumatisé.
Vous comprenez maintenant pourquoi j’ai peur non pas des « digital natives » mais des « analog grandpas ».

À bientôt - Christophe

25 mars 2011

Le balancier des méthodes agiles

Bonjour,

Un jour, quelqu’un m’a demandé ce que je pensais des méthodes agiles. J’étais bien décontenancé par la question, car à l’époque, je n’en pensais rigoureusement rien.


Et puis, à force d’y réfléchir, je me suis réveillé ce matin, en buvant mon café, et ce n’est pas pour me vanter mais j’avais tout compris ! J’ai compris à quoi on joue avec les méthodologies de développement informatique !


Vous vous rendez compte à quel point j’étais fier de moi. Alors, comme vous êtes mes confidents, ô fidèles lecteurs de ce modeste blog, je vais tout vous expliquer.


En effet, j’ai connu comme tout informaticien qui se respecte, l’ensemble les vagues successives des multiples méthodologies de conduite de projet. Et à chaque fois, la suivante chasse la précédente mais pour la même raison.

Quand il fallait respecter MERISE les projets étaient très lents. Ils prenaient deux ans. On ne faisait pas ce qu’on voulait, hélas, et chaque étape apportait à sa dose d’incompréhension et d’embrouille dans le projet mais cela finissait par aboutir tôt ou tard par un système qui tombait finalement en marche.

Alors quelqu’un s’est dit qu’il fallait faire mieux et a inventé RAD, pour ne plus rester prisonnier du carcan méthodologique : on modélisait ensemble les données et les traitements avec un outil et même dans le meilleur des cas, le système génère des maquettes d’écran, ya pu qu’à. Le problème c’est que tout repose sur des experts, et il n’y en a pas beaucoup. En puis on n’a pas de doc. Ce n’est pas un problème parce que les informaticiens, c’est bien connu, détestent la doc. D'ailleurs si vous voulez éloigner un informaticien, demandez-lui donc de rédiger de la documentation.

Et puis la modélisation c’était vraiment chouette alors on l’a perfectionné pour donner UML et on a rationnalisé le processus pour donner RUP et on s’est tous retrouvé devant un machin vachement lourd à mettre en œuvre avec des délais très longs et hop, retour à la case départ.

C’est alors qu’une poignée de petits malins ont inventé la famille des méthodes agiles et à chaque fois on reprend les mêmes recettes : travailler tous ensemble, faire léger, (et puis surtout pas de doc !)

Ce que l’on peut résumer par le diagramme ci-dessous :

(Pardon, M. De Greef, d’avoir utilisé votre image ici)


Donc depuis 20 ans mon cœur balance sans cesse entre les méthodes structurées lentes imparfaites et les méthodes libres rapides mais risquées. Parce qu’en fait, je voudrais travailler bien et pas cher et vite du premier coup et sans prendre de risque, ce qui est une équation difficile à résoudre.

Voir pour cela le lien
http://deinoscloud.wordpress.com/2010/01/28/right-cheap-or-quick-pick-two/

Les méthodes agiles, c’est ringard. Alors qu’est-ce qu’on va nous inventer maintenant ? Il va falloir refaire partir le balancier vers la droite. Comment on pourrait appeler ca ?

Advanced integrated? Ouais, coco, pas terrible.

Specified structured modelized? Bof, pas terrible.

Faudrait pas ce ca ait l’air de trop redevenir structure quand même. Ah, ca y est, j’ai trouvé : Structured agility !

Structured agility ! Structured agility ! Structured agility ! Waaaooohhh super, coco. Ca va se vendre comme des petits pains. C’est the nouveau concept.

Alors après il faudra penser à la suite. On va avoir quoi ? Ah j’ai un nom génial UFDM ‘Undocumented Free Development Methodology’ – à la fois agile et structuré, mais un peu trop libre, de quoi laisser de la place à un autre mouvement de balancier…

On va bien finir par tomber un jour sur le bon buzzword.

Et comme disait mon grand père : « faire et défaire, c’est toujours travailler »

Christophe